Deux membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours travaillent à nous éclairer sur les nombreuses incompréhensions liées aux réserves de nourriture afin de proposer une méthode de préparation plus efficace pour les membres de l’Église et les autres.

Origines du projet

Les expertes en réserves Crystal Godfrey et Debbie Kent ont écrit un livre et créé un site internet après s’être rendu compte qu’on faisait dépenser trop d’argent aux gens pour faire leurs réserves. Elles ont aussi remarqué que certaines personnes évitaient de mettre des aliments en réserve parce qu’elles ne savaient pas quoi acheter ou comment les utiliser, trouvant que les aliments traditionnellement stockés ne sont pas bons ou que c’est bizarre de mettre de la nourriture de côté.

« Nous voulions qu’elles puissent profiter de nous avoir avec elles pour faire leurs courses et pour les dire : ‘Ça c’est bon, ça, ça ne l’est pas’ », dit Kent. « C’était l’idée de base : aider les gens à acheter les choses dont ils ont vraiment besoin et à laisser le reste, tout en trouvant les meilleurs prix ».

Comment bien préparer ses réserves

Dans le livre, on trouve des conseils pour mettre en place et stocker des réserves pour une urgence immédiate, pour 90 jours et sur du plus long terme. Il y a aussi des recettes faites pour utiliser les aliments des réserves.

« Les réserves ne sont pas seulement faites pour l’arrivée de la fin du monde ; nous utilisons la plupart des produits stockés dans les plats que nous cuisinons tous les jours », explique Kent. « Il faut juste apprendre à le faire et apprendre à ne pas avoir peur de le faire ».

Godfrey a récemment ouvert une chaîne YouTube, « Everyday Food Storage » pour montrer aux gens comment économiser du temps et de l’énergie en cuisinant avec ses réserves tous les jours. Kent a expliqué que les enfants de Godfrey, âgés de 10 et 7 ans, l’aident à tourner les vidéos.

tournage d'une vidéo sur des recettes avec vos réserves

Crystal Godfrey au moment de l’enregistrement d’une vidéo pour sa chaîne youtube

Kent et Godfrey se sont associées en 2013, après avoir aidé les autres à faire leurs réserves chacune de leur côté, elles ont commencé à réfléchir à des choses à faire ensemble pour donner aux gens les « vraies infos » sur ce dont ils ont besoin.

Par exemple, Kent explique que les publicitaires s’efforcent de convaincre les gens qu’il leur faut uniquement de la viande lyophilisée dans leurs réserves, alors que ce genre de produit coûte plus de 30 $ le kilo.

« Il existe tellement de façons de faire, que nous voulions que les gens puissent y voir clair, quels aliments stocker, lesquels utiliser dans notre cuisine de tous les jours », raconte Godfrey.

Kent et Godfrey voulaient aussi dissiper le mythe des conserveries et des centres de réserves de l’Église qui n’existeraient plus.

« Ils sont complètement sous-utilisés », explique Godfrey. « Ce sont les meilleurs endroits pour acheter tous les produits de base. Ils pratiquent les meilleurs prix et leurs conserves sont bien pleines, [et] même si vous n’habitez pas près d’une conserverie, vous pouvez commander en ligne ».

Point de vue d’un responsable de l’Eglise pour les réserves

Scott Cottam, responsable des opérations des centres de réserves de l’Église aux États-Unis et au Canada, dit qu’il est important d’avoir des réserves parce que personne ne sait ce que nous réserve l’avenir.

« Personne ne sait quand une catastrophe naturelle peut nous toucher, ou quand nous allons avoir une mauvaise passe dans la vie, ou quand une situation totalement imprévue va arriver, des cas où il est nécessaire d’avoir quelques réserves de côté pour nous aider à passer le cap », explique Cottam.

Selon Cottam, le livre et le site web de Godfrey et Kent, Store This, Not That, peut donner aux gens une meilleure idée de ce qu’ils font en terme de réserves de nourriture et peut aussi les aider à s’y mettre.

« Je crois que beaucoup d’entre nous ont peur de leur histoire familiale parce que nous ne savons pas quoi faire et par où commencer, si quelqu’un pouvait nous mettre sur les rails, nous ne nous débrouillerions sans doute pas trop mal », explique Cottam. « C’est la comparaison que je ferais avec les réserves ».

Avoir des réserves utiles est une source de paix

Godfrey explique que cela a été rassurant pour elle de pouvoir dire que sa famille est prête en terme de réserves de nourriture, particulièrement aux moments où son mari s’est retrouvé sans travail.

« Pour nous, c’était comme se dire que nous allions nous en sortir, nous pouvions rester positifs », raconte Godfrey.

Elle explique aussi qu’être préparé rend les gens plus à même de servir les autres.

« Vous ne pouvez pas donner de la nourriture ou de l’argent, ou un repas à quelqu’un si vous-même, vous n’avez rien de côté », explique Godfrey. « Je pense qu’une des raisons pour lesquelles le Seigneur nous a mis sur cette terre, c’était pour voir ce que nous ferions avec ce nous avons, et pour que nous soyons de meilleurs intendants bien préparés pour venir en aide aux autres ».

Kent dit que notre préparation nous aide aussi à mieux servir le Seigneur.

« Même le père de Néphi, qui était prophète, a murmuré parce qu’il avait faim », commente Kent. « Le Seigneur ne pourra pas avoir d’armée dans les derniers jours si nous mourrons tous parce que nous n’avons pas de nourriture ».

Debbie Kent parle réserves et préparation en cas d'urgence

Debbie Kent ne parle pas que de nourriture quand elle donne des cours de préparation en cas d’urgence. Savoir comment s’éclairer quand le courant est coupé est aussi important.

Godfrey compare les réserves aux Écritures, nous sommes censés utiliser les deux quotidiennement.

« Nous ne lisons pas les Écritures chaque jour pour être prêts le jour où nous aurons à faire face à une grosse difficulté ; nous le faisons parce que cela nous aide aujourd’hui et demain, et que cela rend les difficultés de la vie plus facile à gérer », indique Godfrey.

Son meilleur conseil aux membres de l’Église, et aux autres, en ce qui concerne les réserves, ce serait de commencer par une boîte de conserve.

« Quand vous envisager les choses une boîte de conserve à la fois, vous réalisez que c’est facile à ranger, que vous avez la place et l’argent nécessaire pour le faire », remarque Godfrey. « La préparation est un processus, pas un état ».

 


Article original écrit par Sarah Harris pour deseretnews.com et publié sous le nom LDS women aim to dispel food storage myths . Traduction: Christine.

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