Soeur Monson était connue pour son amour, sa compassion, sa compréhension et ses encouragements. Le soutien qu’elle a donné à son mari, Thomas S. Monson, Président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (SDJ), tout au long de ses nombreux appels dans l’Église a été sincère et sans faille.

Dans sa biographie, “To the Rescue,” le Président Monson exprime ses sentiments pour sa femme et les sacrifices qu’elle a faits:

“S’il y a eu une héroïne dans ma vie, c’était Frances.”

Sa fille et ancienne conseillère dans la Présidence générale des Jeunes-Filles, Ann Dibb, s’est exprimé sur le soutien qu’a apporté sa mère à son père.

« Ma mère est l’autre partie de la réussite de mon père parce qu’elle l’a soutenu dans tout ce qu’il a fait,” a déclaré Soeur Dibb.

 soeur Monson au piano

Soeur Monson est née le 27 octobre 1927. Elle était la fille de Franz E. Johnson et Hildur Booth Johnson, et la seule fille de leurs cinq enfants.

Je suis tellement reconnaissant envers ma belle-mère,” a exprimé le Président Monson dans sa biographie. “Elle a mis au monde une fille merveilleuse qui est ma femme et ma compagne, et qui, je peux vous l’assurer, s’occupe de son mari aussi bien que de ses enfants; c’est une fille noble de notre Père céleste.

Soeur Monson a passé de nombreuses années à servir à la Société de Secours et à la Primaire. Elle a également servi avec son mari dans la mission canadienne de l’Église SDJ dont le siège se trouvait alors à Toronto, en Ontario.

Le sens de l’humour était l’une des autres caractéristiques de Soeur Monson. La salle de presse de l’Eglise SDJ a cité l’histoire du Président Monson relatant une expérience amusante qu’il a eue avec sa femme:

“Il y a de nombreuses années, ma chère femme est allée à l’hôpital. Elle a laissé un mot à ses enfants : ‘Chers enfants, ne laissez pas votre papa toucher au four micro-ondes’, suivi d’une virgule ‘ou à la cuisinière, ou au lave-vaisselle, ou au séchoir.’ Je suis gêné de devoir en rajouter plus à cette liste.”

Soeur Dibb a expliqué que sa mère n’a jamais été quelqu’un qui recherchait l’admiration. “Ma mère n’est pas comme beaucoup de femmes de la génération d’aujourd’hui,” a déclaré Soeur Dibb dans un article de l’Ensign intitulé “President Thomas S. Monson: Finishing the Course, Keeping the Faith.” “Au lieu de rechercher la reconnaissance du monde, elle a toujours reçu la reconnaissance de sa propre valeur à travers des choses telles que le sourire joyeux de l’un de ses fils ou les bras grands ouverts de ses petits-enfants.

Les années d’université de soeur Monson

soeur Monson à l'époque de l'université

Après l’obtention de son diplôme de la East High School, à Salt Lake City, Soeur Monson est allé à l’université d’Utah où elle a étudié les sciences et les mathématiques. Quand on lui a demandé pourquoi elle aimait ces disciplines, Soeur Monson a répondu : « Parce que c’est là que sont tous les beaux garçons. »

C’est lors d’un bal de l’université d’Utah que le Président Thomas S. Monson a vu sa future femme pour la première fois. « Je l’ai aperçu mais je ne l’ai plus revu ce soir-là, » a expliqué le Président Monson dans le film « On the Lord’s Errand: The Life of Thomas S. Monson. »

 

Décider que c’était lui

le nom de soeur Monson dans l'annuaire de Thomas S. Monson

Ce n’est qu’un mois plus tard que le Président Monson a revu Soeur Monson. En fait, il se rappelle même de l’endroit exact : au coin de la 13ème Est et de la 2ème Sud. Soeur Monson s’y trouvait avec une connaissance de l’université. Le prédisent Monson a saisi l’opportunité et s’est mêlé à la conversation.

Après les avoir quittés, il a pris son annuaire académique et a souligné un nom : Frances Beverly Johnson.  Il a appelé Soeur Monson pour l’inviter à sortir avec lui à un bal de l’Eglise.

Lorsqu’elle a commencé à se poser la question : « Est-ce vraiment l’homme que je veux épouser? » Soeur Monson s’est tournée vers sa mère. Soeur Monson a tout de suite été rassurée par sa mère lorsqu’elle lui a expliqué que n’importe quel homme qui prend soin de son grand-père comme le président Monson l’avait fait serait un bon mari.

 

Scellés pour le temps et toute l’éternité

photo de mariage de Pdt et soeur Monson

Le soir où le Président Monson avait prévu de demander sa main à Soeur Monson, il a caché la bague et l’a amené chez lui.  Lorsqu’ils sont entrés dans la maison, le petit frère du président Monson, Scott, a crié : « Tommy a une bague pour toi, Frances! »

Le 7 octobre 1948, ils se sont mariés au temple de Salt Lake City. « Depuis le premier jour de notre mariage, cela a été une expérience magnifique, » a dit Soeur Monson.

 

Les rôles de la femme d’un évêque

L'évêque Monson et soeur Monson

Juste après leur mariage, le Président Monson a été appelé à servir comme évêque de la sixth-seventh paroisse de Salt Lake City. Cette paroisse comprenait 85 veuves auxquelles le Président Monson rendait visite régulièrement.

« La femme d’un membre de l’épiscopat ou d’une présidence de Pieu a une vie un peu différente des autres femmes, » a expliqué le Président Monson. « Vous êtes souvent loin de votre famille, en réunion, et on doit renoncer à certains événements sociaux en raison d’une réunion ici ou d’une bénédiction à donner là. Mais je ne l’ai jamais entendu se plaindre pendant tous ces années où nous avons vécu ensemble. Pour tout ce que j’ai dû faire dans l’Église, elle m’a toujours soutenu. »

En 1957, le couple a construit une nouvelle maison pour leur famille, comptant alors deux enfants, Tom et Ann.

Élever des enfants dans le champ de la mission

soeur Monson et son mari président de mission

Le 21 février 1959, le Président Thomas S. Monson a été appelé à servir en tant que président de la Mission canadienne. On lui a conseillé de prendre un congé de son travail et de se préparer à partir trois semaines plus tard.

À ce moment-là, Soeur Monson était enceinte de leur troisième enfant. Le Président Monson est rentré à la maison après une réunion avec la Première Présidence de l’Église SDJ et il l’a trouvé malade.

« Lorsque je lui ai annoncé, il n’y avait pas de doute sur le fait que nous devions accepter, » a décrit le Président Monson. « Je me souviens encore du jour glacial et enneigé où j’ai loué un camion et où nous avons sorti les meubles de notre maison de rêve, prêts à quitter Salt Lake City. C’était un jour émouvant pour Frances et pour chacun de nous. J’ai remarqué qu’elle a caressé le cadre de la porte d’entrée, les yeux pleins de larmes. »

Le 1er octobre 1959, Soeur Monson a donné naissance à Clark Spencer Monson pendant que son mari était en train de servir en tant que président de mission.

« Il était extraordinaire pour les missionnaires d’avoir un nouveau-né à la maison de la mission, » a expliqué le Président Monson. « Cela donnait l’impression qu’un brin de leur propre famille se trouvait plus près d’eux. »

Dans sa biographie « To the Rescue, » le Président Monson a décrit la façon dont Soeur Monson encourageait et se souciait des missionnaires. « (Frances) aimait ces missionnaires et ils le savaient, » a décrit le Président Monson. « Je pense qu’elle a fait plus de bien que ce dont elle a conscience. »

 

Soutenir une autorité générale

soeur Monson au côté de son époux qui vient de devenir autorité générale

Le 3 octobre 1963, le Président Thomas S. Monson a reçu un coup de fil de la secrétaire du Président David O. McKay, le Président de l’Église SDJ à cette époque. On a demandé au Président Monson de venir voir le Président McKay tout de suite. Lors de cette réunion le Président Monson a été appelé en tant que membre du Collège des douze Apôtres.

Après avoir accepté cet appel, il a été dit au Président Monson qu’il serait soutenu le lendemain et qu’il ne devait en parler à personne jusque là excepté son épouse. Soeur Dibb a raconté un exemple qui illustre le soutien dedicated dont sa mère a fait preuve envers son père.

« En tant que membre du Collège des douze apôtres nouvellement appelé, on a demandé à Elder Monson de parler à la réunion générale de prêtrise, » a indiqué le la salle de presse de l’Eglise SDJ.

« Frances a essayé de rester sur le pas de la porte du Tabernacle de Salt Lake pour écouter le discours de son mari, mais l’huissier ne l’a pas autorisé alors elle s’est collée le plus près possible de la fenêtre pour l’entendre parler. »

 

Une vie de prévoyance

soeur Monson avec sa famille

Soeur Monson a élevé trois enfants avec un budget très serré. Elle a grandi pendant la Grande Dépression et elle a beaucoup appris de sa mère. La salle de presse de l’Eglise SDJ a relaté que Soeur Monson était un magnifique exemple lorsqu’il s’agit de suivre les conseils de l’Église sur la prévoyance dans la vie.

« Elle a toujours lu les journaux de Salt Lake pour y trouver des coupons et des bonnes affaires, » selon la salle de presse (Mormonnewsroom.org).

Soeur Dibb s’est adressée à « Mormon Times TV » où elle a décrit à quel point sa mère aimait trouver des bonnes affaires.  « On savait toujours quel rabais elle avait eu ou que était le prix normal et le montant pour lequel elle l’avait eu, » a expliqué Soeur Dibb. « Un jour« , a-t-elle raconté, ‘lorsque je serai décédée, je veux que vous vous souveniez que j’ai tout acheté en soldes dans cette maison.’ »

 

Un exemple extraordinaire de service

soeur Monson et son époux apôtre

Soeur Monson a souvent accompagné son mari dans ses nombreuses visites chez les personnes dans le besoin. En 1998, on lui a décerné le prix de philanthrope attentionné et sans relâche des Amis de St. Joseph Villa (en même temps que le Président Monson).

Le Président Monson se souvient d’un jour où sa femme et lui se sont rendus dans une maison de retraite à Salt Lake City. Dans son discours « Les orphelins et les veuves sont aimés de Dieu, » il a décrit leur visite chez Nell, une veuve de 95 ans qui perdait la mémoire et ne pouvait plus parler. Lorsqu’ils sont entrés dans la chambre, le Président Monson a expliqué qu’il lui a donné la main mais elle l’a retirée, en tenant fermement une carte de Noël entre ses doigts.

« L’assistante a dit en souriant : ‘Je ne sais pas qui a envoyé cette carte, mais elle ne veut pas la lâcher. Elle ne parle pas, mais elle caresse la carte, la porte à ses lèvres et l’embrasse, » a raconté le Président Monson. « J’ai reconnu la carte. C’était celle que ma femme, Frances, avait envoyée à Nell la semaine précédente. »

Soeur Monson a décrit les bénédictions qu’apporte le service aux autres, après avoir reçu son prix des Amis de St. Joseph Villa. « Mon mari et moi croyons que le service apporte des bénédictions à ceux qui en rendent aussi bien qu’à ceux qui le reçoivent, » a déclaré Soeur Monson.

« J’aurais peut-être été satisfaite de rendre service dans la vie en élevant mes enfants, en participant à l’organisation de service des femmes de mon église et en aidant les autres autant que mon temps et mon énergie me l’aurait permis. Mais en raison des appels que mon mari a eus dans l’Église tout au long de notre vie conjugale, j’ai vu avec lui plus de douleur et de souffrances, plus de besoin parmi les enfants de Dieu que ça n’aurait été le cas autrement. »

 

Fêter 50 ans de mariage

Pdt et soeur Monson ont fêté leurs 50 ans de mariage

Lors d’un discours de conférence générale, le Président Monson a parlé du conseil que sa femme et lui ont reçu le jour de leur mariage.

 » Nous nous sommes mariés au temple de Salt Lake City, » a décrit le Président Monson dans son discours « Les marques d’un foyer heureux. » « Benjamin Bowring, qui a effectué la cérémonie, nous a donné un conseil : ‘Je vais vous donner une méthode, à vous, jeunes mariés, qui vous garantira qu’aucun différend ne durera plus d’une journée.

« Chaque soir, agenouillez-vous au pied de votre lit. Un soir, c’est vous, frère Monson, qui faites la prière, à haute voix, à genoux. Le lendemain, c’est sœur Monson qui fait la prière, à haute voix, à genoux. Je peux vous assurer que tout malentendu qui serait apparu pendant la journée, disparaîtra pendant que vous prierez’ »

 

60ème anniversaire de mariage

soeur Monson et son époux à leurs 60 ans de mariage

En 2008, le Président Monson et Soeur Monson ont fêté leur 60ème anniversaire de mariage.  Lors de la conférence générale d’avril 2008, le Président Monson a parlé de l’amour qu’il avait pour sa femme dans son discours : « Regarder en arrière et aller de l’avant. »

« Je remercie mon Père céleste pour Frances, ma chère épouse, » a déclaré le Président Monson. « Bien que mon service dans l’Église ait commencé à un jeune âge, elle ne s’est jamais plainte une seule fois quand je quittais la maison pour assister à des réunions ou pour accomplir une tâche. … À partir du moment où j’ai été appelé comme évêque à l’âge de vingt-deux ans, nous avons rarement eu le luxe d’être assis ensemble pendant un office religieux. Je n’aurais pas pu demander un conjoint plus fidèle, plus aimant et plus compréhensif. »

 

Service en tant que femme du prophète

soeur Monson en tant qu'épouse d'un prophète

Le 3 février 2008, le Président Monson a été appelé en tant que 16ème Président de l’Église SDJ.

Plusieurs apôtres ont mentionné, dans le passé, le rôle important que Sœur Monson a joué dans la vie du Président Monson, se tenant toujours à ses côtés et apportant son soutien.

Elle a consacré sa vie toute entière à l’Eglise,’ a expliqué Elder Jeffrey R. Holland lorsqu’il s’est adressé aux membres de l’Eglise du Ghana. « J’imagine que s’il y a une héroïne moderne, de nos jours, dans l’Eglise, c’est Frances Monson. »

Dans la biographie du Président Monson, Boyd K. Packer, ancien président du Collège des douze apôtres, a mentionné plusieurs fois le dévouement et le service que Soeur Monson a apportés à l’Eglise SDJ.

« On ne peut pas parler du Président Monson sans parler de Frances, » a déclaré le Président Packer. « C’est une femme merveilleuse. Elle l’a soutenu dans toutes les formes de leur vie.”

La biographie du Président Monson contient également une description d’Elder Richard G. Scott à propos de Soeur Monson. « Elle est tellement fidèle; elle ferait n’importe quoi pour lui et pour l’oeuvre qu’il a été appelé à faire. Ils ont assurément un amour profond l’un pour l’autre.

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La version originale de cet article a été écrite par Sarah Petersen, publiée sur deseretnews.com et traduite par Nathalie.

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